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         <journal-id journal-id-type="publisher-id">PALEVO</journal-id>
         <issn>1631-0683</issn>
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            <publisher-name>Elsevier</publisher-name>
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         <article-id pub-id-type="pii">S1631-0683(05)00130-2</article-id>
         <article-id pub-id-type="doi">10.1016/j.crpv.2005.10.004</article-id>
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               <subject>Research article</subject>
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               <subject>Paléontologie humaine et Préhistoire</subject>
            </subj-group>
            <series-title>Les grandes acquisitions culturelles et leur place dans les variations climatiques du Quaternaire, avant 400 000 ans/Major cultural achievements and their place in the Quaternary climatic variations before 400 000 years</series-title>
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            <article-title>L'émergence de l'Homme moderne en zone nord-méditerranéenne</article-title>
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                  <surname>de Lumley</surname>
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                  <surname>Midant-Reynes</surname>
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                  <surname>Onoratini</surname>
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               <email>gerard.onoratini@univ.u-3mrs.fr</email>
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               <aff> Département de Préhistoire du Muséum national d'histoire naturelle, Institut de paléontologie humaine, Europôle de l'Arbois, bât. Villemin, BP 80, 13545 Aix-en-Provence cedex 4, France</aff>
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         <volume>5</volume>
         <issue seq="9">1-2</issue>
         <issue-id pub-id-type="pii">S1631-0683(06)X0028-3</issue-id>
         <issue-title>CLIMATS-CULTURES-SOCIETES aux temps préhistoriques, de l'apparition des Hominidés jusqu'au Néolothique</issue-title>
         <issue-title xml:lang="en">CLIMATES-CULTURES-SOCIETIES during Prehistoric times, since Hominid advent up to the Neolithic</issue-title>
         <fpage seq="0" content-type="normal">193</fpage>
         <lpage content-type="normal">202</lpage>
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            <date date-type="accepted" iso-8601-date="2005-10-05"/>
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            <copyright-statement>© 2005 Académie des sciences. Published by Elsevier B.V. All rights reserved.</copyright-statement>
            <copyright-year>2005</copyright-year>
            <copyright-holder>Académie des sciences</copyright-holder>
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                        Full (PDF)
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         <abstract abstract-type="author">
            <p>À un Moustérien riche en racloirs et en denticulés, inscrit dans un épisode froid du stade isotopique 4, succède sans filiation, en Ligurie et en Provence, le Protoaurignacien à lamelles Dufour, faciès allochtone, dès l'inter-pléniglaciaire würmien (stade isotopique 3). Ce faciès culturel, premier complexe du Paléolithique supérieur nord méditerranéen, véhiculé par des Hommes modernes, issu de l'est, vient supplanter les groupes moustériens autochtones de la zone occidentale, vers 40000 BP en Vénétie. À la même époque et par la voie danubienne, un autre courant plus intérieur et encore plus ancien a atteint le centre de l'Europe, et donné naissance à l'Aurignacien typique de l'Europe occidentale. On retrouve en Ligurie le Protoaurignacien à l'abri Mochi dès 37000 ans. Ce courant méditerranéen de l'Homme moderne, se propage rapidement car, entre 35000 et 34000 ans, il est en Provence, en Languedoc et en Ardèche. Dès 32500 ans, en Ligurie, aux premiers refroidissements du dernier pléniglaciaire (stade isotopique 2), l'Aurignacien typique succède à ce faciès culturel initial de l'Homme moderne. .</p>
         </abstract>
         <trans-abstract abstract-type="author" xml:lang="en">
            <p>
               <bold>Emergence of Modern Man in the North-Mediterranean zone.</bold> To a Mousterian rich of scrapers and denticulates, characterized by a cold stage of the isotopic level 4, succeeds without relationship, in Liguria and Provence, the Protoaurignacian with Dufour bladelets. This allochtonous facies appears during the Wurmian interpleniglacial period (isotopic level 3). This cultural facies, first complex of the North-Mediterranean Upper Palaeolithic, is the fact of Modern Men issued from the East. In Venetia, towards 40000 BP, these Modern Men supplant autochtonous Mousterian groups of the Western zone. At the same period, in a parallel direction, by the Danubian way, an other flow of settlement, more inner and earlier, has reached the centre of Europe, and will be to the origin of the typical Aurignacian of the western Europe. In Liguria, we find again the Protoaurignacian at the Mochi shelter (37000 BP). This Mediterranean flow of Modern Men diffuses rapidly because, between 35000 and 34000 BP, we find it in Provence, Languedoc and Ardèche. Later, in Liguria, the typical Aurignacian succeeds to the initial cultural facies at the last pleniglacial event (isotopic level 2). .</p>
         </trans-abstract>
         <kwd-group>
            <unstructured-kwd-group>
               <italic>Homo sapiens</italic>, Paléolithique supérieur initial, Protoaurignacien, Provence–Ligurie</unstructured-kwd-group>
         </kwd-group>
         <kwd-group xml:lang="en">
            <unstructured-kwd-group>
               <italic>Homo sapiens</italic>, Early Upper Paleolithic, Protoaurignacian, Provence–Liguria</unstructured-kwd-group>
         </kwd-group>
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               <meta-name>miscellaneous</meta-name>
               <meta-value>Rédigé à l'invitation du Comité éditorial</meta-value>
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   <body>
      <sec id="sec1">
         <label>1</label>
         <title>Introduction</title>
         <p>Le climat pourrait-il avoir eu une influence sur l'évolution de l'homme ? Voilà une question que l'on peut se poser légitimement. Lors de l'avant-dernier glaciaire (stade isotopique 4), l'Europe occidentale était entièrement peuplée par un seul type humain autochtone, les Néandertaliens, concepteurs des outillages moustériens. Ces cultures du Paléolithique moyen avaient succédé, sans rupture, à l'Acheuléen supérieur régional, dès le grand réchauffement climatique du Tyrrhénien (stade isotopique 5e). C'est un nouveau réchauffement, quoique moins important, puisqu'il ne se traduit pas par un retour des faunes sénégaliennes en Méditerranée (stade isotopique 3), qui voit l'arrivée d'un nouveau type humain, l'<italic>Homo sapiens</italic>, porteur de faciès culturels originaux : le Paléolithique supérieur. Bien sûr, nous ne pensons pas que les variations du climat, sur une courte durée de l'échelle des temps, puissent orienter de façon biologique, le sens de l'évolution des populations humaines. Nous croyons, cependant, que l'ouverture des paysages libérés par la fonte des glaces, les migrations animales vers de nouveaux lieux, la douceur ambiante ont créé des facteurs favorables, entraînant un déplacement des groupes humains.</p>
      </sec>
      <sec id="sec2">
         <label>2</label>
         <title>Au stade isotopique 4 : l'occupation moustérienne du territoire</title>
         <sec>
            <p>Le remplissage supérieur de la longue séquence paléoclimatique de la grotte du Prince à Grimaldi (Italie) montre que le Moustérien à denticulés du foyer B <xref rid="bib24" ref-type="bibr">[24]</xref> est accompagné d'une faune froide avec renne <xref rid="bib6" ref-type="bibr">[6]</xref> caractérisant le stade isotopique 4. Un peu plus à l'est, à Monaco, dans la grotte de l'Observatoire (<xref rid="fig1" ref-type="fig">Fig. 1</xref>), les sédiments de la Crypte ont livré à L. de Villeneuve des foyers moustériens entre deux planchers stalagmitiques. Le fouilleur mentionne que ces foyers sont mal caractérisés, car les découvertes archéologiques se réduisent à 21 éclats courts (plus ou moins retouchés), dont 13 en silex et huit en quartzite. Ces pièces lithiques évoquent par leur technique et par les matières premières employées, celles rencontrées dans les foyers supérieurs de la grotte du Prince. Les ossements fossiles recueillis dans cette partie du remplissage de la caverne de l'Observatoire sont assez nombreux, mais le plus souvent brisés ou mal conservés, à l'exception pourtant de quelques belles pièces comme un crâne d'Isatis (<italic>Alopex lagopus</italic>). Les principales espèces reconnues sont: <italic>Rhinoceros mercki, Sus scrofa, Cervus elaphus, Rangifer tarandus</italic>, <italic>Capra ibex</italic> très abondant, des Bovidés, <italic>Canis lupus, Cuon alpinus</italic> (race <italic>europaea</italic>), <italic>Vulpes vulgaris, Vulpes lagopus, Ursus spelaeus, Hyaena spelaea, Felis (Lynx) pardina</italic> (race <italic>spelaea</italic>), <italic>Felis pardus, Arctomys marmotta,</italic> et de nombreux oiseaux parmi lesquels de grands rapaces <xref rid="bib6" ref-type="bibr">[6]</xref>. Cette faune accuse un caractère froid très marqué : présence du renne, du renard bleu, et de la marmotte, confirmant la présence de faciès culturels moustériens sur ce territoire au stade isotopique 4.</p>
         </sec>
      </sec>
      <sec id="sec3">
         <label>3</label>
         <title>Au stade isotopique 3 : arrivée des cultures de l'Homme moderne en Ligurie</title>
         <sec id="sec3.1">
            <label>3.1</label>
            <title>Les abris Mochi et Bombrini : le Protoaurignacien ancien</title>
            <sec>
               <p>Dans l'abri Mochi, situé non loin de Menton et faisant partie du vaste ensemble des grottes de Grimaldi, à la frontière franco-italienne, fut découvert, par A.C. Blanc en 1938 <xref rid="bib5" ref-type="bibr">[5]</xref>, un important niveau d'habitat du Paléolithique supérieur initial (foyer G). Les recherches de l'institut de paléontologie humaine de Rome ont montré, dans une séquence stratigraphique établie à la fin des fouilles anciennes, neuf niveaux d'occupations du gisement au Paléolithique supérieur s'étendant de l'Épigravettien final (foyer A) au Moustérien (foyer H). Le foyer G comportait de la faune avec une industrie aurignacienne à lamelles Dufour qui fut attribuée, dès 1966, par G. Laplace, au Protoaurignacien <xref rid="bib22" ref-type="bibr">[22]</xref> and <xref rid="bib23" ref-type="bibr">[23]</xref>.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Dans les nouvelles fouilles, réalisées sous la direction de A. Bietti à partir de 1995, ont été mis au jour plusieurs foyers : un au sommet de la couche F <xref rid="bib21" ref-type="bibr">[21]</xref>, un deuxième à la base de la couche G, daté au laboratoire de Rome par la méthode du <sup>14</sup>C à 37 000 ± 1300 BP, et un autre foyer assez profond dans la couche H, avec faune et industrie aurignacienne, ce qui explique le mélange d'éléments aurignaciens et moustériens signalé lors de la fouille de 1949. Récemment datée par la méthode du <sup>14</sup>C (AMS) <xref rid="bib18" ref-type="bibr">[18]</xref> sur des charbons, la couche G a donné, du haut en bas, les dates suivantes :</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>base de F, niveau G sup. G50 OxA-3588 AMS c 32280 ± 580</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>G inf. Rome (Base foyer G) 37000 ± 1300</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>L'abri Bombrini, à Grimaldi, ainsi nommé en 1939 par L. Cardini, s'ouvre en bordure de la sortie ouest du tunnel du chemin de fer. Fouillé par ce dernier en 1941–1942, ce site montrait la présence de plusieurs foyers paléolithiques qui ne furent jamais publiés. Une deuxième tranchée, réalisée en 1942, mit en évidence les premiers vestiges du Moustérien.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>La construction, en 1976, d'une passerelle au-dessus du chemin de fer, décidée par la surintendance des antiquités de la Ligurie pour permettre d'accéder sans risque à la grotte du Cavaillon et à l'abri Mochi, a permis à G. Vicino de reprendre les fouilles et de mettre en évidence, à l'avant de l'abri Mochi, dans ce même site <xref rid="bib45" ref-type="bibr">[45]</xref> plusieurs niveaux d'habitat, très importants pour l'étude du passage du Moustérien au Paléolithique supérieur ancien. Il s'agit en fait du prolongement des niveaux G et H de l'abri Mochi vers la mer. Les recherches conduites sur 6 m<sup>2</sup> ont permis de découvrir trois niveaux archéologiques. À la base, la couche IV (la plus profonde) a livré une industrie moustérienne à denticulés, taillée dans des roches locales (quartzites, grès fins, silex de Ciotti). Cet horizon correspond au foyer moustérien du niveau H de l'abri supérieur. Au-dessus, on remarque la présence de deux horizons du Paléolithique supérieur initial (niveaux III et I) qui correspondent au foyer G de l'abri Mochi. L'industrie du Protoaurignacien, riche en lamelles Dufour, est façonnée sur des silex souvent exotiques dont les éléments proviennent de plus de 150 km (à l'est pour les jaspes, à l'ouest pour les silex).</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Le Protoaurignacien s'individualise aussi par l'utilisation de l'ocre rouge et par la confection de nombreux éléments de parure constitués de coquilles marines percées. Deux fragments d'os portant des encoches constituent les premiers objets d'expression symbolique. Le premier, un fragment d'os creux (oiseau ou lapin) porte cinq encoches profondes sur une moitié latérale de sa face convexe. Une extrémité porte une profonde entaille de sciage, l'autre est cassée. Le deuxième objet est une petite baguette cylindrique polie portant trois séries de cinq entailles décalées. Dans la partie médiane du niveau III (Protoaurignacien) fut découverte une dent d'enfant d'environ six ans (<xref rid="fig2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>) <xref rid="bib15" ref-type="bibr">[15]</xref>. Cette dent constitue le plus ancien élément d'Homme moderne connu dans la région. Actuellement, le site fait l'objet de nouvelles recherches par une équipe italienne et canadienne.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Le diagramme palynologique de l'ancienne fouille <xref rid="bib1" ref-type="bibr">[1]</xref> montre que le Moustérien final (niveau IV) correspond à un climat rigoureux froid et sec, à rare végétation de type arboré et arbustif à <italic>Pinus sylvestris</italic> (essentiellement), <italic>Cupressaceae</italic> et <italic>Salix</italic>. Dans le prélèvement 4 du niveau III (Paléolithique supérieur initial), on observe une nette amélioration climatique, avec augmentation de l'humidité : on assiste à une diminution du Pin de montagne et, parallèlement, au développement de taxons thermophiles : <italic>Quercus</italic> (cf. ilex-coccifera), <italic>Phyillyrea, Olea</italic> et <italic>Pistacia</italic>. La partie supérieure du graphique (prélèvement 8 du niveau I) montre le retour à des conditions climatiques rigoureuses, froid sec se traduisant par une végétation herbacée (<italic>Artemesia</italic>) et dénotant un paysage très ouvert, steppique. Ceci confirme le froid steppique mis en évidence dans le niveau F de l'abri Mochi <xref rid="bib33" ref-type="bibr">[33]</xref> and <xref rid="bib38" ref-type="bibr">[38]</xref>.</p>
            </sec>
         </sec>
      </sec>
      <sec id="sec4">
         <label>4</label>
         <title>La grotte de l'Observatoire et la baume Rainaude 1 : l'expansion occidentale du Protoaurignacien</title>
         <sec>
            <p>Depuis les sites de Grimaldi, ce groupe de chasseurs modernes a très rapidement diffusé dans les territoires voisins.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Sur le promontoire rocheux qui abrite le Jardin exotique, en principauté de Monaco, s'ouvre, en bordure de l'abrupt face à la mer, à une altitude de 104 m, la grotte de l'Observatoire. Le remplissage quaternaire de la partie supérieure du réseau karstique de la grotte a pu être observé sur une épaisseur de 15 m <xref rid="bib6" ref-type="bibr">[6]</xref> environ et présente la succession de trois éléments stratigraphiques distincts s'étendant du Würm récent au Riss (avec Acheuléen, Moustérien et plusieurs niveaux du Paléolithique supérieur) <xref rid="bib40" ref-type="bibr">[40]</xref>. Dans la partie haute de la cavité, un énorme effondrement de blocs calcaires, soudés en un épais plancher stalagmitique, délimitait un espace encaissé nommé <italic>la Chambre</italic>, où ont été découverts les sédiments du Paléolithique supérieur du site, bien isolés du Moustérien sous-jacent par le plancher I. Les éléments fauniques étaient dominés par les restes de bouquetins. La totalité des sept foyers du Paléolithique supérieur a été à l'époque attribuée par M. Boule à l'Aurignacien (sensu lato). Un examen des séries de la grotte de l'Observatoire <xref rid="bib32" ref-type="bibr">[32]</xref> a permis de montrer que la séquence supérieure du site (foyers A à C) est attribuable au Gravettien. Le foyer E comporte une industrie que l'on peut rattacher à l'Aurignacien typique à sagaies à base fendue.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Dans les deux niveaux les plus anciens de la chambre (foyers F et G) avaient été mises au jour quelques lamelles Dufour, avec un outillage pauvre, que nous avions attribuées à un Aurignacien « ligure » (<xref rid="fig3" ref-type="fig">Fig. 3</xref>) <xref rid="bib32" ref-type="bibr">[32]</xref>. Suite à l'examen des pièces en réserve, nous avons pu compléter nos observations et découvrir (dans les déchets de taille en particulier) de nombreuses autres lamelles Dufour. À la lumière de ces nouvelles informations, il est désormais possible d'avancer un diagnostic plus précis de ce matériel et d'attribuer ces deux horizons au Protoaurignacien <xref rid="bib35" ref-type="bibr">[35]</xref>.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Quelques millénaires plus tard, on retrouve le Protoaurignacien dans le Var (massif de l'Esterel occidental). La grotte n° 1 des Rainaudes, située à 7 km au nord-nord-ouest du Muy, fait partie d'un ensemble de douze cavités de dimensions modestes, et s'ouvre à 250 m d'altitude, en rive gauche d'un petit torrent alimentant la rivière de l'Endre (affluent de l'Argens). Après un sondage réalisé en 1954 par M. Liégeois, nous avons repris les fouilles de 1976 jusqu'en 1985. Les deux mètres de dépôts quaternaires ont permis de mettre en évidence, sous une séquence récente du Bouvérien et de l'Arénien (couches 1 à 9 <xref rid="bib27" ref-type="bibr">[27]</xref> and <xref rid="bib28" ref-type="bibr">[28]</xref>), une séquence plus ancienne, avec Gravettien (couche 9F), Protoaurignacien (couche 10) et enfin Moustérien (couche 11, <xref rid="bib29" ref-type="bibr">[29]</xref>).</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Découvert seulement dans la partie la plus avancée du gisement, le niveau 10 présente un outillage qui contraste fortement avec celui du Moustérien sous-jacent par l'apparition d'un débitage laminaire très important. L'indice de grattoirs aurignaciens est assez faible. On constate l'importance des grattoirs carénés et des outils à museau, dont l'abondance caractérise les industries postérieures de l'Aurignacien typique. Les armatures constituent le groupe typologique majeur de l'industrie. Ce sont de fines lamelles comportant de rares pièces à dos abrupt, de nombreuses lamelles à retouches irrégulières, quelques lamelles à encoches et denticulées et des lamelles à retouches régulières semi-abruptes (type Dufour, dont la retouche peut être directe, inverse, alterne ou alternante). Ce faciès à lamelles de la couche 10 annonce, par certains aspects, l'Aurignacien typique, mais la courbe typologique montre qu'il se rattache encore au groupe Protoaurignacien ancien, du fait de l'abondance des lamelles Dufour, et qu'il présente de nombreuses affinités avec l'outillage du niveau G de l'abri Mochi.</p>
         </sec>
      </sec>
      <sec id="sec5">
         <label>5</label>
         <title>La grotte des Enfants, la baume Périgaud : le Protoaurignacien évolué</title>
         <sec>
            <p>En 1992, nous nous sommes intéressés aux niveaux inférieurs de la grotte des Enfants à Grimaldi et nous avons montré que la couche K, malgré la présence de la sagaie à base fendue, n'était pas attribuable à l'Aurignacien typique, mais appartenait à un faciès aurignacien ligure <xref rid="bib32" ref-type="bibr">[32]</xref>. Grâce à l'amabilité de M. Patrick Simon, directeur du musée d'Anthropologie de Monaco, nous avons pu reprendre l'étude de tout le matériel et reconnaître la présence de lamelles Dufour jusque dans le foyer I. Dans le foyer K, ce qui contraste fortement avec la monotonie des matériaux découverts dans les niveaux moustériens sous-jacents (calcaires, chailles, quartzites du foyer L), c'est assurément le choix d'une matière première variée et de bonne qualité (exclusivement silex, calcédoine et opale). Parmi les éléments bruts de débitage, on remarque que les lames sont souvent très plates. Les grattoirs constituent l'élément majeur, mais les grattoirs aurignaciens sont encore peu nombreux. Les burins sur lame ou sur éclat sont de type dièdre. Il existe deux lamelles finement retouchées dont une Dufour à retouche ventrale semi-abrupte typique. Les encoches sont présentes, mais ce sont les lames retouchées sur un ou deux bords (jamais de pièce aurignacienne typique) et les racloirs qui constituent le groupe essentiel. Cette industrie, riche en grattoirs et lames plates faiblement retouchées ou brutes (non aurignaciennes), à rares Dufour et carénés, s'inscrit donc dans une phase évoluée du Protoaurignacien oriental (sans aucun rapport avec l'Aurignacien I de la zone classique). La parure d'habitat est constituée de coquillages ramassés en bordure du rivage. En ce qui concerne l'outillage osseux, les pointes et poinçons étaient nombreux en regard de la pauvreté des artefacts lithiques. On y observe au moins deux sagaies aplaties à base fendue. Cette nouvelle technologie de l'os, largement développée, confirme bien que nous sommes en présence d'un faciès culturel plus évolué que celui des sites voisins de Mochi ou Bombrini, où existent de rares et rudimentaires petites pointes en os. Du fait des techniques de fouilles anciennes, les objets provenant du foyer I, appartenant à la huitième coupe, ont été mélangés à ceux provenant du foyer H à industrie gravettienne. Il n'est donc plus possible de séparer les deux cultures mais la présence, dans les pièces du débitage H I, de deux remarquables lamelles Dufour, permettent de penser que le niveau inférieur I appartenait encore à la fin du Protoaurignacien, ce que confirmerait la faune encore chaude de l'ensemble. Le refroidissement ne se marque qu'au-dessus, comme l'atteste la marmotte, qui pourrait traduire la fin du refroidissement de l'Aurignacien – non représenté dans cette grotte, mais encore perceptible au niveau du foyer H (Gravettien ancien). Les premiers burins de Noailles annonçant un nouveau réchauffement, celui de Tursac, ne se retrouvent que dans le foyer G sus-jacent. Le Pléniglaciaire (stade isotopique 2) apparaît au niveau du foyer F, comme le confirment l'abondance du renne et l'importante couche d'éboulis qui le surmonte.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>En 1939, Henri Stecchi et Bernard Bottet <xref rid="bib43" ref-type="bibr">[43]</xref> ont fouillé la baume Périgaud, située sur la commune de Tourrette-Levens à environ 9 km de Nice. Le foyer inférieur de cette petite halte de chasse (foyer I) a livré plusieurs sagaies aplaties dont une à base fendue, une lamelle Dufour, deux nucléus : un prismatique et un polyédrique. Parmi les outils communs, il faut noter la présence d'un grattoir sur lame courte avec encoche, un burin dièdre polyédrique et une lame retouchée. À ces éléments lithiques, tous confectionnés sur supports laminaires très plats, s'ajoutent deux galets de quartzite de taille grossière, avec quelques éclats façonnés dans la même matière. Bien que modeste ce niveau, fort intéressant, montre dans les Alpes-Maritimes, dans un contexte climatique encore tempéré, la persistance d'un faciès culturel de tradition protoaurignacienne qui a déjà acquis la sagaie à base fendue, mais qui n'appartient pas encore à l'Aurignacien typique <xref rid="bib30" ref-type="bibr">[30]</xref>.</p>
         </sec>
      </sec>
      <sec id="sec6">
         <label>6</label>
         <title>Conclusions</title>
         <sec>
            <p>Dans la zone des Balkans, notamment dans le site de Bacho Kiro en Bulgarie, apparaît vers 43000 BP la plus ancienne industrie du Paléolithique supérieur européen, caractérisée par un débitage laminaire et qualifiée d'aurignacienne (Kozlowski, in <xref rid="bib20" ref-type="bibr">[20]</xref>). Le niveau de base (couche 11) montre une industrie riche en lames retouchées et grattoirs, mais qui ne connaît que de très rares lamelles retouchées (type Dufour et Krems) et préfigure l'Aurignacien I du Périgord.</p>
         </sec>
         <sec id="sec6.1">
            <label>6.1</label>
            <title>Deux courants d'Hommes modernes</title>
            <sec>
               <p>Après les prémices du Bacho-Kirien (courant primitif), on peut dire qu'entre 40000 et 35000 ans existent deux grands courants du Paléolithique supérieur initial :<list>
                     <list-item>
                        <label>●</label>
                        <p>l'un, l'Aurignacien typique, avec outils sur lames ou éclats épais, à grandes sagaies aplaties losangiques (pointes de Mladec) et à sagaies à base fendue, s'est étendu de la Bulgarie en Europe occidentale, par la zone du moyen Danube (Yougoslavie et Hongrie) jusqu'en Allemagne <xref rid="bib13" ref-type="bibr">[13]</xref> ;</p>
                     </list-item>
                     <list-item>
                        <label>●</label>
                        <p>l'autre, plus méditerranéen, le Protoaurignacien, à très rares et petites pointes en os et micro-armatures à lamelles à dos ventral (les lamelles Dufour).</p>
                     </list-item>
                  </list>
               </p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Ces deux courants d'Hommes modernes du Paléolithique supérieur, pénètrent le territoire de l'Europe occidentale, alors exclusivement peuplé de Néandertaliens responsables des cultures moustériennes et vont en quelques millénaires les remplacer totalement.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Le Protoaurignacien paraît émerger de deux foyers ancestraux : la Catalogne et la Vénétie, car c'est là que nous trouvons les sites les plus anciens de cette nouvelle culture : l'Arbréda, Reclau-Viver <xref rid="bib41" ref-type="bibr">[41]</xref> and <xref rid="bib42" ref-type="bibr">[42]</xref>, en Espagne, Fumane et Paina <xref rid="bib7" ref-type="bibr">[7]</xref> en Italie.</p>
            </sec>
         </sec>
         <sec id="sec6.2">
            <label>6.2</label>
            <title>Le courant circumméditerranéen : à armatures à dos ventral</title>
            <sec>
               <p>Des analyses typologiques comparées et des études paléoenvironnementales des industries du Paléolithique supérieur initial des grottes de Grimaldi, de la principauté de Monaco et de la Provence orientale, il ressort que le Protoaurignacien, très riche en lamelles Dufour, sans solution de continuité avec les faciès du Paléolithique moyen régional, apparaît en Ligurie dès 37 000 BP, dans un contexte climatique relativement doux. Ce faciès vers 35000 occupe tout le territoire : la grotte de l'Observatoire à Monaco <xref rid="bib32" ref-type="bibr">[32]</xref>, la Provence jusqu'à la vallée du Rhône <xref rid="bib12" ref-type="bibr">[12]</xref> and <xref rid="bib31" ref-type="bibr">[31]</xref>. Durant son évolution, ce faciès tend à perdre les lamelles Dufour, alors que progressivement va croître l'importance des outils de l'Aurignacien typique, dont les sagaies osseuses à base fendue, et les grattoirs carénés.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>On peut penser que l'acquisition précoce de la sagaie à base fendue, dans un faciès évolué du Protoaurignacien, résulte de contacts, établis par l'intermédiaire de la Yougoslavie, avec des groupes de l'Aurignacien typique danubien. Les chasseurs méditerranéens abandonnent progressivement leurs sagaies en bois végétal armées de lamelles Dufour, au profit d'armatures osseuses plus élastiques.</p>
            </sec>
         </sec>
         <sec id="sec6.3">
            <label>6.3</label>
            <title>Diffusion du Protoaurignacien depuis les foyers d'origine</title>
            <sec>
               <p>Vers 35000 BP, la diffusion et l'implantation de l'Aurignacien et du Protoaurignacien ont connu leur apogée. On peut dire que l'occupation de la zone côtière est alors continue entre les deux foyers. On retrouve ce faciès dans les sites en Languedoc à la grotte de Bize <xref rid="bib44" ref-type="bibr">[44]</xref>, à l'abri Rothschild, à l'Esquicho-Grapaou, et à la Laouza <xref rid="bib4" ref-type="bibr">[4]</xref> and <xref rid="bib39" ref-type="bibr">[39]</xref>, mais aussi en Provence (Rainaude), et en Ardèche (<xref rid="fig4" ref-type="fig">Fig. 4</xref>) <xref rid="bib31" ref-type="bibr">[31]</xref>. Vers 34000, le faciès danubien influence le faciès protoaurignacien ligure (apport de la sagaie à base fendue), et contribue à la constitution de l'Aurignacien ancien typique oriental (à carénés), contemporain de l'Aurignacien I à lames retouchées aquitano-pyrénéen.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Alors que le faciès protoaurignacien, depuis la Vénétie, va s'étendre dans la zone du moyen Danube à Krems-Hundsteig <xref rid="bib3" ref-type="bibr">[3]</xref>, <xref rid="bib7" ref-type="bibr">[7]</xref> and <xref rid="bib17" ref-type="bibr">[17]</xref>, on remarque, à partir de 33000 à 32000 BP, une expansion du Protoaurignacien depuis la Catalogne en suivant la zone côtière méditerranéenne, qui va se diriger vers le Sud de la péninsule ibérique (Beneito, Zafarraya, Gorham's cave) <xref rid="bib2" ref-type="bibr">[2]</xref>, <xref rid="bib8" ref-type="bibr">[8]</xref> and <xref rid="bib19" ref-type="bibr">[19]</xref>. En Italie, c'est le même processus de diffusion que l'on observe, depuis les sites des Balzi Rossi vers le Sud de la péninsule, jusqu'au gisement de Castelcivita <xref rid="bib11" ref-type="bibr">[11]</xref>, <xref rid="bib16" ref-type="bibr">[16]</xref> and <xref rid="bib36" ref-type="bibr">[36]</xref>.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Depuis le Danube, les industries à lamelles atteindront, vers le nord, la Slovénie à Zlutava, Nova Nedina <xref rid="bib26" ref-type="bibr">[26]</xref>, la Pologne à Gora Pulawaska (Kozlowski, in <xref rid="bib20" ref-type="bibr">[20]</xref>), alors qu'un courant oriental joindra les Carpates à Tincova et Romanesti <xref rid="bib10" ref-type="bibr">[10]</xref>. Enfin, on retrouvera les industries à lamelles en Crimée à Siuren et jusqu'en Russie, dans le site de Kostienki. En Turquie, les fouilles révèlent la présence d'Aurignacien ancien <xref rid="bib25" ref-type="bibr">[25]</xref>.</p>
            </sec>
         </sec>
         <sec id="sec6.4">
            <label>6.4</label>
            <title>Au dernier pléniglaciaire : naissance de l’Aurignacien typique</title>
            <sec>
               <p>Faisant suite au Protoaurignacien, l'Aurignacien typique conserve comme caractéristique la sagaie à base fendue et la sagaie aplatie. L'outillage lithique voit le développement des grattoirs carénés ; la production systématique de lamelles Dufour est abandonnée. Cet Aurignacien typique proche de l'Aurignacien II périgourdin est connu par les fouilles anciennes dans l'abri Mochi (foyer F), dans la grotte de l'Observatoire (foyer E). En Provence, il demeure encore assez rare, il est connu dans quelques sites de plein air, dont celui de Baral (Alpes-Maritimes), où malheureusement, ni la faune, ni les pollens n'ont été conservés <xref rid="bib34" ref-type="bibr">[34]</xref>. Dans ce site, l'Aurignacien typique est caractérisé par la présence de véritables burins busqués.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Dans ces zones orientales du Sud de la France, il n'y a pas de faciès aurignacien à grandes lames retouchées type Aurignacien I. Cependant, ce faciès existe de l'autre côté du Rhône, dans la grotte de la Salpêtrière <xref rid="bib14" ref-type="bibr">[14]</xref>. En Provence–Ligurie, l'Aurignacien dit typique est toujours un faciès à grattoirs carénés ou à museau et à burins busqués, de type Aurignacien II du Périgord. Ce faciès se déroule dans une phase climatique froide <xref rid="bib38" ref-type="bibr">[38]</xref>. Ce refroidissement existait dans la grotte Périgaud (foyer II) sans outillage, mais l'Aurignacien typique semble exister dans la petite grotte voisine du Merle. À l'est du Rhône, l'Aurignacien est très vite remplacé par un important groupe gravettien à armatures (rares fléchettes, pointes à faces planes, gravettes, microgravettes), puis par un faciès à burins de Noailles qui caractérise cette zone méditerranéenne (absence du faciès à Font-Robert), alors qu'à l'ouest du Rhône jusqu'en Espagne du Sud semble persister plus longtemps l'Aurignacien dans un faciès relativement tardif, avant que n'apparaisse le Gravettien <xref rid="bib8" ref-type="bibr">[8]</xref>, <xref rid="bib9" ref-type="bibr">[9]</xref> and <xref rid="bib37" ref-type="bibr">[37]</xref>.</p>
            </sec>
         </sec>
      </sec>
   </body>
   <back>
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               <year>2003</year>
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      <fig id="fig1">
         <label>Fig. 1</label>
         <caption>
            <p>Coupe stratigraphique de la grotte de l'Observatoire à Monaco (d’après <xref rid="bib6" ref-type="bibr">[6]</xref>). La Fosse : industries de l'Acheuléen. La Crypte : industries du Moustérien. La Chambre : <bold>F</bold>et <bold>G</bold> (Protoaurignacien), <bold>E</bold> (Aurignacien), <bold>A</bold> à <bold>D</bold> (Gravettien)</p>
            <p>Fig. 1. Stratigraphic section of the ‘Observatoire’ cave (after <xref rid="bib6" ref-type="bibr">[6]</xref>). The ‘Fosse’ Acheulean lithic industries. The ‘Crypte’: Mousterian lithic industries. The ‘Chambre’: levels <bold>F</bold> and <bold>G</bold> (proto-Aurignacian), level <bold>E</bold> (Aurignacian), levels <bold>A</bold> to <bold>D</bold> (Gravettian)</p>
         </caption>
         <graphic xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink" xlink:href="main.assets/gr1.jpg"/>
      </fig>
      <fig id="fig2">
         <label>Fig. 2</label>
         <caption>
            <p>En haut : dent déciduale (<italic>Homo sapiens</italic>) du milieu de la couche III (Protoaurignacien) de l'abri Bombrini à Grimaldi. En bas : industrie osseuse de l'abri Bombrini à Grimaldi : poinçons et sagaie (Protoaurignacien, fouilles G. Vicino, 1976)</p>
            <p>Fig. 2. Top: milk tooth of <italic>Homo sapiens</italic> found in the middle part of level III (proto-Aurignacian of the Bombrini shelter (Grimaldi). Bottom: bone artefacts from the Bombrini shelter in Grimaldi: punches and assegais (proto-Aurignacian, excavation by G. Vicino, 1976).</p>
         </caption>
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      </fig>
      <fig id="fig3">
         <label>Fig. 3</label>
         <caption>
            <p>Industrie lithique des foyers F et G de la grotte de l’Observatoire à Monaco : grattoirs, lamelles Dufour, lames et burin (Protoaurignacien, fouilles L. de Villeneuve et F. Lorenzi 1916–1920).</p>
            <p>Fig. 3. Lithic industries from levels F et G of the ‘Observatoire’ cave (Monaco): end-scrapers, Dufour bladelets, blades and burins (proto-Aurignacian, excavations by L. de Villeneuve and F. Lorenzi, 1916–1920).</p>
         </caption>
         <graphic xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink" xlink:href="main.assets/gr3.jc3"/>
      </fig>
      <fig id="fig4">
         <label>Fig. 4</label>
         <caption>
            <p>Foyers d'origines et diffusions du courant méditerranéen d'« Hommes modernes » porteurs de la culture protoaurignacienne.</p>
            <p>Fig. 4. Origin's sources and circulations of the Mediterranean movement of ‘Modern Men’ holders of the proto-Aurignacian culture.</p>
         </caption>
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      </fig>
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